Mardi 20 octobre 2009
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Enfin, j'ai accepté d'aller à l'attraction touristique du pays, après le centre spatial, les îles du salut !
Les parents d'arnaud venant rendre visite à leur fiston, c'était l'occasion de suivre la troupe et de lézarder les pieds dans l'eau bleue !
Accès par catamaran, ti punch à volonté (ouais, mais il est que 8h du mat !)
Un petit clin d'oeil à notre amis Dreyfus, encore une histoire liant la Bretagne à la Guyane (y'en a des plus réjouissantes il est vrai !).
Voici sa case, où il fut isolé sur l'île du diable (interdite d'accès maintenant) pendant plusieurs années, sans pouvoir contacter d'autres personnes, il lui était même interdit d'adresser la
parole à l'un de ses gardes (environ une dizaine en même temps !)
Situées à plus de 40km des côtes guyanaises, les îles du salut n'ont pas l'influence du courant de l'Amazone (et des autres fleuves plus petits) et bénéficies donc d'une eau magnifiquement bleue
verte !
Ca fait du bien !
Les 3 îles qui composent l'archipel (île du Diable, île Royale et île St Joseph) sont jonchées de cocotiers et d'agoutis.
Le catamarans fait une escale d'une demi journée sur l'île St Joseph, qui n'est pas habitée, où les traces du bagnes sont encore énormément prégnantes.
Ceci est le camp de la relégation, différents camps étaient institués sur les 2 îles principales (l'île du diable, si difficile d'accès, fut réservée à l'isolement des forçats)
Une répartition des bagnards était effectuée en fonction de leur degré de peine (les criminels, récidivistes, politiques, évadés (raté !))
Comme partout en Guyane, la nature reprend ces droits, mais de façon exacerbant encore plus la torpeur des lieux.
L'île du diable au loin.
L'ile St Joeph est réellement recouverte de toute part par des batiments de l'administration pénitentiaire, construits évidement par les bagnard eux même !
Un coq de bagnard, juste pour mémé ! Les chiottes ! Vues de l'extérieur et le système de tout à l'égout ! Puis la piscine des bagnards, les courants étant extrêmement dangeureux et les côtes très
accidentées, ils ne pouvaient pas aller se laver à même la plage.
En ajoutant à cela les requins fréquents à l'époque, on ne pouvait pas (presque !) sévader vivant !
Maintenant, les pêcheurs peuvent venir au large attraper du mérou !
Un caillou dans l'océan, entourée d'eau bleue, le zef et les embruns (et accessoirement un coucher de soleil sur la mer !) et ça requinque son breton !
Seul le cimetière des surveillants existe, les bagnards étaient jetés aux requins !Sable blanc et petite piscine pour les touristes sur fond d'île du diable.
Arrivés à l'île Royale, où il y a l'auberge, nous avons logé dans les anciennes cases des surveillants (particulier....)
Une famille tiens l'auberge, restaurant et a donc le monopole pour ce seul service touristique des îles (mis à part l'accès par bateaux !)
Les ruines de "l'asile d'aliénés", très surveillés eux aussi évidement.
Les léons de l'auberges ! Puis une famille de capucins bruns, un saïmiri, tous évidement très sauvages et pas du tout habitués aux touristes qui leur filent à manger ! Et une horrible bête sauvage
non identifiée, sortie des décombres du bagne je pense !
Après ces 2 jours, il est vrai sur des îles maintenant idylliques, sans avoir eu trop de touristes, voici les nouveaux bagnards !
Ca vaut bien le coup de venir voir son fils pour faire le forçat sur l'abattis à bécher les patates douces ! Une très bonne récolte (9 mois d'attente !) pour des patates douces succulentes
!