Vendredi 15 octobre 2010 5 15 /10 /Oct /2010 14:00

Et un peu de vacances ça fait du bien !!

Surtout quand les parents viennent en Guyane !!

 

Donc un petit tour par les îles du salut, pour montrer qu'en Guyane, l'eau n'est pas que marron et se donner un petite carte postale paradisiaque dès le début du séjour !

GEDC0022GEDC0006

Et voilà les 2 touristes !

GEDC0024Le photographe dans l'ombre

Et autre séjour pour découvrir l'autre aspect de la Guyane : la forêt !

Direction Saül par le vol d'Air Guyane, avec un petit crochet par Maripasoula, au bord du Maroni.

Une heure d'avion au dessus de la forêt de brocolis !

Survol pour Saül Arrivée MaripaSoula 5Survol pour Saül Arrivée MaripaSoula 6

Maripasoula, capitale du fleuve, environ 5000 habitants.

Survol pour Saül Arrivée MaripaSoula 3Survol pour Saül Arrivée MaripaSoula 2

Et puis évidement, lorsque l'on survol la forêt, on trouve des zones défrichées qui sont tout simplement des sites d'orpaillage !

Site illégal :

survol pour Saül Site orpaillage illégal

Et site légal ! Le site de Yaou, où l'on voit bien les bassins de décantation.

Et là ce pose la question : lequel à plus d'impact ?! Evidement, lorsque l'on sait tout ce que déverse les illégaux comme métaux lourds directement dans les cours d'eau (mercure, cyanure) certes, il y a moins d'emprise au sol (puisque le reboisement est une grande question des mines et carrières !) mais il y a surement beaucoup plus de dégat pour le sol et les cours d'eaux.

Mais surtout se pose la majeure question ! Et vous, quand vous acheté des bijoux en or, savez vous d'où il est issu et à quel prix ?!!!

 

survol pour Saül Site orpaillage légal

Survol pour Saül site d'orpaillage légal 2Et puis la forêt revient à son éternel champ de brocolis !!

 

survol pour Saül 4

 

 

Nous voici partis sur les layons de la forêt de Saül ! Comme cette toute petite commune de 60 âmes se trouve au milieu de la Guyane, à un relief d'environ 600m, la végétation est différente et tout de suite encore plus luxuriante !

 

Rando carbet Mitan Rando carbet Mitan, le carbet

Après 4h de marche, là se sera notre maison pour la nuit (heureusement que j'ai pris la bâche ! Surtout en saison changeante entre pluies et orages de fin de journée !). Là se sera notre salle de bain !Rando carbet Mitan, la criqueRando Saül, roche bateau

Et parmis ces termites, une est quand même particulièrement grande !! C'est surement la reine, lors d'un déplacement de colonie (peut être perturbée par un fourmilier géant ?)

Rando carbet Mitan, Termites et leur reine de ouf Et puis, au carbet Popote, un site d'accueil à 3km de Saül, la technique du four à pain est à reprendre !!

 

 

Rando Saül, four à popote 3


Par Anne-Fleur
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Mercredi 23 juin 2010 3 23 /06 /Juin /2010 18:39

Pour aller à Grand Santi :

 

Il vous faut prendre la pirogue et remonté le Maroni parmis les différents saut (rapides) dont le premier se situe juste après le bourg d'Apatou

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Tout au long du fleuve, les plus grands kampoes (villages) de la commune d'Apatou sont indiqués par les panneaux de signalisation, ça change un peu des arrivées de villes habituelles !

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100 7442On croise quelques barges d'orpailleurs ici et là, des plus petites....

100 7421au plus conséquentes !

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100 7416Et puis l'arrivée des pirogues se joint à celle du transport scolaire

Plusieurs administration ont leur propre pirogue, comme ici le Conseil Général

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Sous l'accueil du manguier centenaire qui résiste à l'érosion des berges tant bien que mal.

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Le carbet de passage municipal est le seul endroit pour dormir. Mais tout confort compris : y'a même un frigo !

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En attendant la pirogue, les arrêts de boto, qui accueillent tout de même autant les jeunes que les arrêts de bus !

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Un copain le soir au carbet de passage

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100 7377 Et les gendarmes, qui nous font office de GPS pour indiquer le nombre de kilomètre de distance entre Grand Santi et leur régiment d'origine !

100 7373 Le marché couvert, souvent déserté d'ailleurs !

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100 7352 La pinda, cacahuète, fraiche sèche au soleil en attendant d'être mangée crue, toréfié ou mis en pâte, humm !!

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Grand Santi, la deuxième commune de mon territoire, est une ptite bourgage tranquille, ou on déambule entre les kaz et les jardins plus ou moins délimités par quelques barrières végétales. J'essaye d'y aller mensuellement, du loin de ces 6h de pirogue d'Apatou, c'est pas toutes les semaines que je peux tenir mes permanences ! Mais grande révolution depuis plus d'un mois, l'avion Air Guyane désert la commune ! En 30 minutes depuis St Laurent, moins cher et consomme moins de carburant ! Y'en a qu'on des soucis à se faire !!

Par Anne-Fleur
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Mercredi 16 juin 2010 3 16 /06 /Juin /2010 23:36

Petite visite d'Apatou, lieu où je travaille !

 

Depuis un peu plus d'un an, une route conduit à Apatou en 45 min, ce qui change des anciennes 2h de pirogue pour rejoindre ce premier village du fleuve Maroni.

Depuis peu la route est ouverte, après un an de situation floue, tout le monde pouvait l'emprunter mais elle n'avait pas de statut

 

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Depuis sa construction, des abattis ont poussé partout, sous le grand dam des gestionnaires du foncier guyanais, c'est à dire l'état, qui s'agite en disant : c'est pas à vous !!

 

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101 2717 La route à tapé dans la colline, et l'on voit les différentes évolution du lessivage par les pluies de la latérite, qui pert ses éléments ferreux pour devenir du kaolin.

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Voici l'office de tourisme, où j'ai mon bureau, juste au pied du Maroni.

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Visite de terrain au site des roches plates, un petit coin très joli, qui n'attend juste qu'on le valorise !

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Une fleur d'héliconia (balisier) et les salades koumarou qui s'accrochent sur les cailloux à l'aide de ventouses.

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On revient par le bourg, à l'heure où soleil se couche sur le surinam et éclaire le saut Hermina au loin, première barrière de rocher du Maroni, qui va ensuite qu'en s'aggravant ! Mais ce saut est toujours franchissable, il faut juste ne pas être un néophyte de la pirogue, et en ce moment, avec la saison des pluies, ça passe tout seul !

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Et puis voilà la vue depuis ma maison, à 5mètre du Maroni, la vie douce !!

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A mi piki ousu ya ! A moï so !

Voilà ma petite maison à mon échelle, juste ce qu'il faut pour être tranquille !

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100 7454Vue du fleuve en passant en pirogue

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Et puis évidemment, un tel cadre appel à la sieste !

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Ou au coloriage avec les ti moun des copines venues me rendre visite et les petits voisins.

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Ce soir, c'est piraïl !! Comme disait ma mère, c'est pas la ptite bête qui va manger la grosse, niark, c'est moi qui mange les pirhanas et pas l'inverse !!

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Par Anne-Fleur
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Vendredi 28 mai 2010 5 28 /05 /Mai /2010 17:47

Malgré mes difficultés d’avoir une connexion efficace qui me permet d’envoyer des photos, vive Grand Santi où la connexion est meilleure qu’Apatou !

Et ce premier article depuis bien longtemps sera en l’hommage de ma très copine Virginie, qui me laisse seule ici.

Voici la belle Virginie lors de notre voyage toute les 2 au forum social mundial de Bélèm il y a plus d’un an.

Comme c’était une très bonne photographe, elle a emporté nos souvenirs iconographiques, mais ma mémoire déborde de tous ces excellents moments partagés ensemble depuis plus un an et demi.

Trop court pour ne pas regretter et pleurer autant qu’il pleut en ce moment, assez long pour savoir qu’elle vivra toujours avec moi.

 


Morue !

Namac Taptap VIRGINIETraversée Amazone VIRGINIE

Taptap VIRGINIE

Brega VIRGINIEAller, continue à danser la Brega la belle !

Par Anne-Fleur
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Samedi 20 mars 2010 6 20 /03 /Mars /2010 21:49
Malheureusement la technologie ne suit pas partout !

Voilà 4mois que je travaille au sein du Parc naturel régional de la Guyane en tant qu'Agent de Développement Local qui dans le jargon de tout les jours est de l'accompagnement aux porteurs de projet.
Mon territoire attribué (et surtout choisi par mon propre gré) est le fleuve le Maroni : Apatou - Grand Santi.
Bercée par le flot des pirogues et la vie douce, Apatou, premier village du fleuve, a quelque difficulté à être relié au monde extérieur, espérer que le portable passe est déjà trop ambitieux !!

Seulement, au sein du pays bushinengué, un cyber café se monte, par reception satellitaire. Et si ce n'est pas sur Apatou que je suis, c'est toujours en pleine forêt sur ce petit lopin de terre qui n'arrête pas de se modeler et de se construire pour être de plus en plus accueillant, sur l'abattis à Montsinéry.

Un jour, bientot, arrivera la suite des évenements guyanais, patience !!
Par Anne-Fleur
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Vendredi 23 octobre 2009 5 23 /10 /Oct /2009 01:46

On en revient à cet été, avec la maude ! Wha la grosse tête ! Mais surtout, wha le grozyeu tout gonflé parce qu'il y a un sournois moustique qui a apprécié la paupière de mamzelle !!
Pas évident de venir voir sa copine en pays hostile !!
Et puis a coté, les poules décoratives ! Les nexoa, moi je les appelle les poules yack..


Pas glorieux non plus le sourire, mais bon j'aime bien ma nouvelle copine, superbe chouchou la matoutou !
Nous voilà partie pour le périple Est, direction finale le Brésil, mais avant, petit passage par Roura, ^ù on a dormi tranquillement à un carbet près d'une crique.
Et c'est parti, voici la route de l'Est, tranchées en pleine forêt qui devient de plus en plus valonnée. Arrivées à St Georges de l'Oyapock, la ville frontière guyanaise, on chape en pirogue sur l'Oïapocké, le fleuve qui délimite le département.

Nous voilà donc à Oyapock, la ville frontière brésilienne. Toujours la même poussada, pas chère, bien située, c'est le refuge des routiers et ouvriers brésiliens plutôt que des touristes ! Une magnifique vue sur les rats qui fouilles les ordures des arrières cours !

Il vaut mieux pas s'aventurer à Oyapock en saison des pluies, les rues en latérites font un ravage !
Les brésiliens ont l'art d'être des rafisolleurs, bidouilleurs, et on a l'impression qu'il y a des chantiers partout. souvent les toits ne sont jamais finis, ça permet de magouiller avec les impots je crois.
Et au petit dèj, rien de mieux qu'un bon bol de wassay, le jus du palmier duquel on mange le coeur (palmier pinot en français), très prisé en amazonie, plein de vitamines et calcium et surtout super abondant !
Maude n'a pas été tentée, ça ressemble presqu'a du chocolat, mais il faut mettre beaucoup de sucre, et avec du couac, c'est vachement meilleur ! Mais après c'est pas dit qu'on décolle plus de sa chaise !!
Oyapock est une ville magasin, comme toute les villes frontières proche de pays plus riche qu'elles. Et voici une churrascaria, l'or vert pour les non bilingue ! Les churascaria sont des restos buffet au poids (20 Reals le kilo, c'est à dire 8€33 à ce moment du cours du Réal) et c'est le repère des viandards, puisqu'il proposent plein de brochettes et de super bon steack cuit trop bon, mais bon, rappelons que c'est de la forêt amazonienne que mangent les énormes élevages de buffles brésiliens !
Au brésil, ils n'ont pas les Golf, mais des Gol !
Le marché couvert : Feira da agricultura familiar

En ajoutant à cela une nuit au stade de foot (point de regroupement des brésiliens) arrosée de caïpiriña, voici notre fin de voyage au Brésil !

Un petit retour à Montsinéry, observez l'encadrement de la porte de chambre ! Jamais sans la cote de granit rose et le plus haut phare en granit de l'europe !

Puis direction St Laurent, on profite en plus du déplacement professionnel du géomètre.
Le repère GPS situé sous la protection chrétienne !

St Laurent et son "petit Paris" ! le quartier des chefs de l'administration pénitentière.
L'Edith Clavel toujours échouée dans le Maroni, le camps de la transportation et son bagnard Rodin !


Petit passage obligé à l'ADNG, pour montrer à Maude mon attérissage en Guyane il y a 2 ans !
Au programme : balades en forêt, canoé sur la crique, glandouille tranquille !
Et puis on rejoint Béné et un copain à elle arrivé dans le même avion que Maude, à Awala Yalimapo, à la recherche de tortues luths !
Mais bon, mis à part des traces de pontes fraiches, on a juste trouvé un coucher de soleil à l'embouchure du Maroni, au dessus du Surinam !
Malheureusement, c'est la fin des photos de ma reporter, bien que son voyage et sa découverte du pays a continuée après, pour une remontée du fleuve jusqu'à Apatou, puis un retour sur l'ile de Kayenn, Montsinéry, finalisé par une visite du zoo, le matin même de son départ ! Snif !
Avis aux amateurs, ma mission guide touristique est rodée !

Par Anne-Fleur
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Mardi 20 octobre 2009 2 20 /10 /Oct /2009 02:29
Enfin, j'ai accepté d'aller à l'attraction touristique du pays, après le centre spatial, les îles du salut !

Les parents d'arnaud venant rendre visite à leur fiston, c'était l'occasion de suivre la troupe et de lézarder les pieds dans l'eau bleue !
Accès par catamaran, ti punch à volonté (ouais, mais il est que 8h du mat !)


Un petit clin d'oeil à notre amis Dreyfus, encore une histoire liant la Bretagne à la Guyane (y'en a des plus réjouissantes il est vrai !).
Voici sa case, où il fut isolé sur l'île du diable (interdite d'accès maintenant) pendant plusieurs années, sans pouvoir contacter d'autres personnes, il lui était même interdit d'adresser la parole à l'un de ses gardes (environ une dizaine en même temps !)

Situées à plus de 40km des côtes guyanaises, les îles du salut n'ont pas l'influence du courant de l'Amazone (et des autres fleuves plus petits) et bénéficies donc d'une eau magnifiquement bleue verte !
Ca fait du bien !

Les 3 îles qui composent l'archipel (île du Diable, île Royale et île St Joseph) sont jonchées de cocotiers et d'agoutis.
Le catamarans fait une escale d'une demi journée sur l'île St Joseph, qui n'est pas habitée, où les traces du bagnes sont encore énormément prégnantes.


Ceci est le camp de la relégation, différents camps étaient institués sur les 2 îles principales (l'île du diable, si difficile d'accès, fut réservée à l'isolement des forçats)
Une répartition des bagnards était effectuée en fonction de leur degré de peine (les criminels, récidivistes, politiques, évadés (raté !))


Comme partout en Guyane, la nature reprend ces droits, mais de façon exacerbant encore plus la torpeur des lieux.

L'île du diable au loin.


L'ile St Joeph est réellement recouverte de toute part par des batiments de l'administration pénitentiaire, construits évidement par les bagnard eux même !
Un coq de bagnard, juste pour mémé ! Les chiottes ! Vues de l'extérieur et le système de tout à l'égout ! Puis la piscine des bagnards, les courants étant extrêmement dangeureux et les côtes très accidentées, ils ne pouvaient pas aller se laver à même la plage.
En ajoutant à cela les requins fréquents à l'époque, on ne pouvait pas (presque !) sévader vivant !
Maintenant, les pêcheurs peuvent venir au large attraper du mérou !

Un caillou dans l'océan, entourée d'eau bleue, le zef et les embruns (et accessoirement un coucher de soleil sur la mer !) et ça requinque son breton !

Seul le cimetière des surveillants existe, les bagnards étaient jetés aux requins !Sable blanc et petite piscine pour les touristes sur fond d'île du diable.

Arrivés à l'île Royale, où il y a l'auberge, nous avons logé dans les anciennes cases des surveillants (particulier....)

Une famille tiens l'auberge, restaurant et a donc le monopole pour ce seul service touristique des îles (mis à part  l'accès par bateaux !)
Les ruines de "l'asile d'aliénés", très surveillés eux aussi évidement.


Les léons de l'auberges ! Puis une famille de capucins bruns, un saïmiri, tous évidement très sauvages et pas du tout habitués aux touristes qui leur filent à manger ! Et une horrible bête sauvage non identifiée, sortie des décombres du bagne je pense !



Après ces 2 jours, il est vrai sur des îles maintenant idylliques, sans avoir eu trop de touristes, voici les nouveaux bagnards !
Ca vaut bien le coup de venir voir son fils pour faire le forçat sur l'abattis à bécher les patates douces ! Une très bonne récolte (9 mois d'attente !) pour des patates douces succulentes !
Par Anne-Fleur
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Mardi 13 octobre 2009 2 13 /10 /Oct /2009 18:16
En aout, un vent vernais tout frais a soufflé par ici !!
Maude a passée deux bonnes semaines, et donc je lui ai concocté un bon tour de l'Est à l'Ouest de la Guyane.
En exclu les photos de la demoiselle, histoire d'avoir un regard neuf  !

Ainsi la tradition pour les nouveaux venus sur le territoire est de les amener, lourds de leur 8h de vol + décalage, et comme air caraïbe arrive à l'heure de l'apéro, au resto brésilien !!
Dépaysement assuré !
Pubq de magasines découpés, concert de bréga (musique très populaire du nord du brésil) d'un coté et novellas (sit coms feux de l'amour version actuelle) de l'autre ! Ici on ne parle plus français !

Chez Dona Maria, un ptit resto près de l'estuaire du Mahury, où pour 10€ on s'en sort avec le bide plein et la caïpiriña à flot ! Grosse tranche de steack frappé made in braziou (adieu la forêt amazonienne !), arroz, feijos et farofa !

Ensuite, je lui fais forcément visiter mon ptit bled, Montisnéry, pour son premier réveil agrémenté de piqures de moustique (et oui, déjà !). La marée est basse !
L'église et la mairie (avec la superbe sculpture aux couleurs de la commune !) et la vue depuis l'appart, le grand carbet et l'ancienne école, puis le repas qui s'annonce !


Puis, après cette matinée d'adaptation au climat, première confrontation à la forêt, par la balde du bagne des anamites, sur la route entre Montsinéry et Tonnégrande.
Wha des gros gros zarbres, lianes et racines folles en tout genres !

Les vestiges du bagne : il ne reste plus que quelques cases, de 2m carrés, sans toi avec seulement des barreaux (sympa la saison des pluies à l'époque !), le tout mangé par la forêt.
Et en parlant de pluies, on a eu le droit, malgré le beau ciel bleu apparent, aux dernières draches orageuses de transition saison des pluies/saison sèche, qui nous a trempées jusqu'aux os, Maude à compris ce qu'était la forêt équatoriale humide ! Heureusement, le soleil fait sont retour rapidement !

Arrivée à Kayenn le soir, petit tour sur la plage avec les émergences de tortues luths, plus tard lors de son séjour, nous n'avons pas seulement vu les coquilles d'oeufs, mais accompagné les petites jusqu'à la mer, et vue une petite dizaines de pontes, mais de tortues olivatres. Matoutou du soir, espoir !

Kayenn la grande !

Et son marché ! La crique et le off du marché au poisson


Et puis en route pour l'abattis, ma pauvre titine toute chargée nous a fait la piste en 3 fois, elle ronronnait le trop chaud !

Spécial dédicace à Corto qui dort, et à Béné qui cuisine !

Nuit dans le carbet à la crique, qui a plus d'un an et qui est plus que brinquebanlant (plus que trois poteaux porteurs !) pour la première nuit en forêt, sensation sauvage assurée ! bruit d'animaux aux alentours, babounes et moiteur du matin ! Puis balade en ba-bwa !


Retour à Kayenn, pointe Buzaret et vue sur Montabo à travers la mangrove, puis on se retrouve au QG de l'asso Portnawak, flanquée des drapeaux de nos voisins et de notre patrie évidement !!


Mais ce n'est que le début du périple, à suivre !!
Par Anne-Fleur
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Lundi 5 octobre 2009 1 05 /10 /Oct /2009 21:27
Il y eu les journées du patrimoine en septembre, et parmis le programme, quelque chose nous attire : survol de la région régina kaw - batème de l'air !

Ok, ce samedi a un petit air de vacances, nous partons avec Béné et Damien, ma coloc, à Régina, petit bled paumé après la frontière militaire de Bélizon, donc se situant du coté brésilien de la Guyane ! (difficile à comprendre !)

Et nous voilà dans un petit coucou 4 places avec le pilote qui nous explique un peu tout ses boutons, et nous nous envolons pour 25 min au dessus des brocolis, sauce chocolat.

L'Approuague est le fleuve qui passe à Régina, un très beau fleuve d'ailleurs, et comme nous somme dans la zone la plus pluvieuse de Guyane, plus enfoncée dans les terres que la bande littorale,  la forêt est plus luxuriante, et l'on commence à voir tout les petits monts qui valonnent le territoire jusqu'au sud  et la chaine montagneurse du tumuc-humac.
Nous survollons ensuite les marais de Kaw (et ses caïmans noirs) qui est en ce moment bien sec de part cette saison sèche très prégante.

Au fond l'estuaire de l'Approuague Sousd la végétation, une ancienne bourgade de 2000 habitants, Guisanbourg, qui connu l'essor du bois de rose, du bois tout court  et de l'or, et dont maintenant il ne reste que des ruines ensevlies et cette démarquation aérienne d'un site anthropisé.
Puis retour à Régina, après cette escursion dans les airs bien courte ! Pour finir, avant les 2h de routes qui nous séparent de la capitale, sur un coucher de soleil approuaguien !
Par Anne-Fleur
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Jeudi 24 septembre 2009 4 24 /09 /Sep /2009 19:07
Matoutou du soir espoir !

C'est la rentrée après ces vacances guyanaises.
En attendant que mes entretiens d'embauches confirment un plausible boulot, quelques photos de notre environnement forestier !


Des racines de clusias descendant de la cime de l'arbre, un ficus étrangleur ayant bien étranglé, tué et anéanti son hote, des racines traçantes, le fruit de la clusia, et un beau tronçon d'amarante ! Un peu lourd au final comme base de table de salon !
Et puis j'ai quelques preuves de la venue de maude sur le territoire ! Et oui, elle n'a pas menti, elle a dormi en namac, même sous un carbet qui ne tenait que sur 3 poteaux ! Quant à moi jme suis transformée en moustiquaire !
La piste risquetout en fin de journée, avec toutes les odeurs et vapeurs qui se dégagent pour une bonne immersion dans le climat. Et puis maude s'est transformée en Maïpouri ! La plus grosse bestiole mammifère sur le continent sud-américain au zoo (il faut bien !)
Voici mon nouveau lieu de résidence en ce moment, chez Béné à l'entrée de Kayenn. Ca me permet de me concentrer sur la recherche de taf pour cette rentrée 2009, dans un cadre urbain acceptable ! Et oui, l'exemple type des maison illégales : ce sont des terrains non constructibles, à flan de montagne et d'une réserve naturelle, mais plusieurs familles ont construit des palaces donc maintenant elle sont "reconnues". Comme ça j'entend encore les oiseaux sentinelles et les tinamous, même à 7 km de kayenn. Et puis, les agrumes du jardin nous font un superbe jus d'orange tout les matins !! Non au scorbut !
Par Anne-Fleur
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  • : Voici voilou l'histoire de mon voyage. Comme ça vous pouvez voir les mêmes choses que moi (presque) ! J'va voir ce qui se passe de l'autre côté de l'Atlantique, pour faire coucou à Brest depuis l'Amérique du Sud !
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  • Anne-Fleur
  • La plante en Amazonie !
  • Femme
  • 06/06/1987
  • Bretagne Vern sur Seiche
  • A moi la forêt ! Deux ans de vie parisienne mérites bien une petite pause ! Allons alors se dépayser en Guyane, passer l'hiver au chaud (et humide) et découvrir plein de belles choses ! Même pas peur des mygales moi !

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